21/09/2011

années 1960 - Le racisme du FDF (Wilfried Martens): "Brüssel" avec un umlaut allemand et le caractère gothique

Martens Wilfried, Mémoires pour mon pays, éd. Racines, 2006

 

(p.70) «Brüssel vlaams ? Ça jamais ! »

  

 

Un parti extrémiste comme le FDF ne peut laisser personne indifférent. Leur intolérance vis-à-vis des Bruxellois flamands et leur frénésie d'expansion par delà les frontières de la capitale impressionnaient vive­ment les Flamands en période d'élection. On explique la naissance du FDF comme une réaction aux « Marches sur Bruxelles » qui auraient suscité une grande inquiétude dans les milieux francophones. Je crois qu'il faut surtout voir du côté des lois linguistiques de 1962. Beaucoup de Bruxellois francophones ne voulaient pas du bilinguisme qui leur était imposé, lui déniant ainsi son rôle réel de capitale. C'est dans ce contexte que le FDF avait pu rafler un certain nombre de votes issus des autres partis. Mais la question qui se posait était de savoir s'il fallait impliquer le FDF dans la réforme de l'État. La constitution d'un «front francophone» en 1979 ne nous laissa pas le choix. Mais le mécanisme d'une « majorité significative » dans chaque région était intenable puisqu'il impliquait que le FDF soit présent pendant des siècles au gouvernement.

 

Il est certain que, pendant des années, le FDF a été un obstacle à la paci­fication communautaire. Il utilisait le slogan « Brussel vlaams? Ça jamais ! »

 

(p.71) Avec un succès certain, le umlaut allemand et le caractère gothique utilisés pour l’affiche remplaçaient l’absence d’arguments.

 

16:10 Écrit par Johan Viroux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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